Accueil » 2. Séance des 26 et 27 mai 2008

Intervention de Claude Dargent en réponse à la communication du Maire de Paris relative à l’innovation, à la recherche, et à l’enseignement supérieur

24 septembre 2008 Lu 203 fois Imprimer

M. Dargent estime que les précédents propos de M. Lamour ont un peu fait fi des réalités, à savoir les graves retards sur toute une série d’établissements universitaires que l’Etat s’était engagé à combler.

La situation matérielle de nos établissements est une véritable honte, s’agissant des moyens susceptibles d’assurer que l’enseignement et la recherche, intimement liés au niveau du 3ème cycle, puissent se dérouler dans les conditions qui assurent leur succès. Il s’agit de qualité des bibliothèques, d’adaptation des locaux, d’équipements lourds, d’équipements informatiques, de logements étudiants.

Il y a urgence parce que de plus en plus de nos étudiants sont attirés par les conditions de recherche que leur assurent les universités étrangères. La concurrence des établissements anglo-saxons est de plus en plus forte. La barrière de la langue constitue pour nous un handicap. Il est essentiel que nous puissions le plus vite possible offrir aux étudiants français et étrangers des conditions d’études enfin alignées sur le standard des pays développés.

L’effort est considérable et, dans le Plan Campus notre ville ne doit pas être oubliée. Elle représente 20 % du potentiel national de chercheurs et la Région Ile-de-France 40 %, ce qui devrait conduire à ce que, sur les 10 projets annoncés dans le cadre du Plan Campus, 2 au moins se situent dans Paris intra muros et 4 dans la région.

Paris est très souvent défavorisée par rapport aux universités de province, contrairement à ce que l’on pourrait croire.

Les enseignants statutaires des universités de province disposent en général d’un bureau dans leur université alors que ce n’est pas le cas en Ile-de-France !

Notre université est aujourd’hui à la croisée des chemins. Un effort considérable doit être fourni très rapidement, la Ville y est prête, au-delà même de ses strictes compétences, au-delà même de son territoire propre, mais l’effort principal se trouve fatalement de la responsabilité de l’Etat.