Accueil » 5. Séance des 5 et 6 juillet 2010, Interventions 2010

Intervention de Claude Dargent relative à la petite ceinture ferroviaire

7 juillet 2010 Lu 73 fois Imprimer

Monsieur le Maire,

Chers collègues,

Je saisis l’occasion que fournit ce projet de délibération pour interroger l’Exécutif sur le dossier de l’ouverture à la promenade du site de la Petite Ceinture ferroviaire.
De cette ligne de chemin de fer abandonnée depuis des décennies ne subsistent que 23 kilomètres de voie ferrée, pour la plupart inutilisés, entre la Porte de Clichy et le boulevard Victor en passant par l’est de Paris.
Cette situation ne conduit toutefois pas son propriétaire, Réseau Ferré de France, à vouloir s’en séparer. Il affirme au contraire vouloir préserver cette emprise pour des besoins de transport à moyen ou long terme. Soit.
Mais rien n’est prévu dans ce domaine pour les années à venir. Or, il s’agit là de sites de premier choix de notre Capitale où la nature a repris ses droits. Il serait souhaitable qu’ils puissent être largement ouverts aux habitants et aménagés à cet effet.
C’est pourquoi, lors de la session du Conseil de Paris des 15 et 16 mai 2006, nous avons voté un protocole d’accord entre la Ville et Réseau Ferré de France concernant ce site.
La signature de ce protocole a marqué une étape importante puisqu’il permettait à la Ville de réfléchir sur quatre zones d’aménagement paysager.
Dans l’idée de transformer la Petite Ceinture en Coulée verte, à la demande de R.F.F., le principe de réversibilité a été retenu, il s’agit de pouvoir réaffecter ce site à son activité d’origine si une décision en ce sens était un jour prise.
Dans le 15e arrondissement, la création d’une Coulée verte sur ce site permettrait de créer une liaison entre deux grands parcs : André-Citroën et Georges-Brassens.
Cette possibilité est donc très attendue par les habitants. Depuis la signature du protocole il y a quatre ans, force est de constater que la situation n’a en apparence guère évolué.
Je n’ignore pas que dans un protocole on est deux et que, si la Ville est très intéressée par l’avancement de ce dossier, R.F.F., entreprise publique, entreprise d’État, est peut-être moins réactive sur cette transformation.
Où en sommes-nous aujourd’hui ?
Enfin, le principe de réversibilité ne doit pas, à mon sens, empêcher de réaliser des aménagements commodes et agréables pour les usagers. Je souhaiterais donc que ce principe ne contraigne pas trop l’aménagement du site.
Le seul acte qui pourrait condamner le retour à un usage ferroviaire de cette emprise, c’est que R.F.F. en vende telle ou telle portion.
Autrement, en dernière analyse, tout aménagement est finalement réversible.
Que peut nous dire également l’Exécutif sur cet aspect du dossier ?
Je vous remercie.