Accueil » 4. Séance des 7 et 8 juin 2010, Interventions 2010

Intervention de Claude Dargent relative au schéma d’orientations pour le développement du vélo

9 juin 2010 Lu 381 fois Imprimer

Monsieur le Maire,
Chers collègues,

Les deux délibérations que nous examinons maintenant marquent une nouvelle étape.
Une nouvelle étape majeure dans le développement du vélo à Paris.
Cette étape est inspirée par la même détermination que celle qui anime la politique de déplacement conduite par notre ville depuis 2001, celle de la multiplication des offres de transport alternatives à la voiture individuelle. Nous sommes plusieurs membres de notre assemblée à recourir au vélo dans Paris et en tant que tels, nous pouvons collectivement témoigner combien en la matière nous revenons de loin.
Qu’on s’en souvienne un instant, malgré quelques mesures bien limitées imputables à M. Jean Tibéri il y a 10 ans, il fallait beaucoup de courage pour faire du vélo à Paris à cette période.
Souvenons nous juste un instant des axes rouges, que la Municipalité de droite avait mis en place afin de permettre aux voitures d’aller toujours plus vite.
C’est dire si la tâche de la nouvelle majorité en 2001 s’annonçait difficile. Et il convient ici de saluer la politique qui a été conduite en matière de vélo depuis neuf ans sous votre autorité, Monsieur le Maire, par la nouvelle majorité municipale conjuguant volonté politique, courage, et pragmatisme.
Cette vision a porté ses fruits depuis 2001. Les taux de croissance de pratique du vélo, l’extension du réseau cyclable, la création de zones 30 témoignent à leur tour de l’effort qui a été conduit.
Comme représentant de notre conseil auprès de l’association "Impact" qui réunit les capitales européennes autour de la problématique des transports, je peux en emporter ici témoignage : Paris fait figure de ville pionnière dans ce domaine désormais, un de ses plus beaux fleurons étant évidemment le système Vélib’.
Une étude sur l’économie du vélo publiée en octobre 2009 a d’ailleurs démontré une corrélation entre l’effort en matière d’investissement public et la part modale du vélo. Certaines villes d’Europe du nord, qui ont commencé plus tôt, ont désormais de l’ordre de 10 % de déplacements mécanisés assurés en vélo et Paris, qui a commencé plus tard, en prend allègrement le chemin.
Cette évolution amène donc aujourd’hui l’Exécutif à proposer à notre Conseil un nouveau schéma d’orientation pour la période 2010-2020 et sa déclinaison opérationnelle pour 2010-2014.
Alors, nous l’avons vu, l’objectif est cette fois de multiplier par deux la pratique du vélo dans la prochaine décennie, de porter le réseau d’aménagement cyclable à 800 kilomètres, soit le double du réseau de 2008.
Une des caractéristiques de ce plan est de mettre l’accent sur la liaison avec les communes riveraines de Paris ; dix portes seront ainsi réaménagées. Et puis, vous l’avez évoqué, deux grands axes à dimension régionale connectés aux grands itinéraires cyclables franciliens seront réalisés : la traversée ouest-est et la traversée entre le nord et le sud, l’ensemble de ces aménagements étant conduits en concertation avec l’ensemble des acteurs concernés.
Les élus des arrondissements ont été encouragés à proposer des itinéraires intégrés à la déclinaison 2010 du plan Vélib’.
Ainsi, mes collègues maires Patrick Bloche et Jérôme Coumet nous proposent chacun dans un vœu plusieurs aménagements cyclistes supplémentaires. Pour le 11e, il s’agit de sécuriser la liaison Bastille-République par la rue Amelot ; pour le 13e, il s’agit d’aménager le quai François-Mauriac, le boulevard Vincent-Auriol, la porte de Vitry, et la place de Rungis.
S’agissant du 7e, à l’initiative de Laurence Girard conseillère d’arrondissement, je relaie devant notre assemblée la proposition d’un itinéraire cyclable alternatif permettant d’éviter d’emprunter les avenues de Suffren et de La Bourdonnais.
Enfin, les élus de gauche du 15ème ont souhaité relayer les demandes des associations par un vœu portant sur des aménagements cyclables complémentaires porte d’Issy, rue Falguière, et pour l’accès au pont Mirabeau, et demandent également qu’une expérimentation du dispositif "Paris respire" soit lancée rue du commerce.
Vous le voyez, c’est donc non seulement avec satisfaction mais même avec enthousiasme que les élus socialistes, radicaux de gauche et apparentés voteront ce nouveau schéma d’orientation pour le développement du vélo. Il faut en effet poursuivre et amplifier la nouvelle révolution des transports que nous conduisons à Paris : une révolution douce des transports doux, mais une révolution quand même, pour le plus grand bénéfice des Parisiennes, des Parisiens, et bien au-delà !
Je vous remercie.