Intervention de Danièle Pourtaud relative aux missions locales parisiennes (DDEE 5G)
Je rappelle que les missions locales pour l’emploi des jeunes ont pour mission d’aider les jeunes de moins de 25 ans peu ou pas qualifiés à accéder à l’emploi, soit en les aidant directement à trouver un emploi soit en leur permettant d’accéder à une formation qualifiante.
Je rappelle également que les missions locales sont co-financées par l’État, la Région et les départements.
Les missions locales sont des outils essentiels pour faire reprendre pied aux jeunes sortis du système scolaire sans qualification et qui ont généralement et malheureusement, de plus en plus, outre leurs difficultés d’insertion des problèmes complexes de précarité, de logement, de santé, bien entendu des problèmes d’addictions diverses , voire des problèmes de santé mentale.
C’est pourquoi au-delà de leur mission première d’insertion dans l’emploi les 5 missions locales parisiennes ont développé un service d’accès au logement, d’accès à la santé et même pour Pari d’Avenir un service d’accompagnement psychologique avec des permanences d’une psychologue clinicienne.
En 2007 les missions locales parisiennes ont suivi 18 924 jeunes en progression puisqu’elles en avaient suivies en 2006 18 849 et en 2005 18 098
Les missions parisiennes ont parmi les meilleurs résultats de la Région Ile-de-France.
En effet, en Ile-de-France 1/3 des jeunes suivis accèdent à 1 emploi ils sont 44% à Paris ; c’est la même chose pour les entrées en formation, 39% pour la moyenne régionale et 41% à Paris.
Paris est le premier département d’Ile-de-France pour l’accès à l’emploi alors que d’autres départements par exemple le 92 ont des bassins d’emplois plus prospères.
L’essentiel de l’effort des missions porte sur l’emploi et la formation mais elle ne font pas que ça. J’y reviendrai.
En 2007 - 69 % des mesures proposées aux jeunes étaient des emplois dont 62% des contrats classiques (CDI-CDD), le reste des contrats spécifiques : alternance ou contrat d’accompagnement à l’emploi (CAE)
- 28 % des mesures de formation principalement financées par le Conseil Régional sur les entrées en emploi.
Après ces données globales je voudrais dire quelques mots plus particuliers sur Pari d’Avenir, la mission locale chargée du sud Ouest de Paris puisqu’elle concerne les jeunes du 14ème-15ème-16ème, 6ème et 7ème arrondissements que j’ai l’honneur de présider depuis quelques mois.
Cette mission a une équipe très soudée et très dynamique et a fait un travail remarquable depuis plusieurs années sous la présidence de Pierre Castagnou.
Pari d’Avenir a suivi en 2007, 2486 jeunes dont 1288 nouveaux et j’indique que depuis 2 ans, 51 % du public sont des jeunes femmes.
Je voudrai souligner que si comme pour la moyenne parisienne 62 % des mesures enclenchées ont été des entrées en emploi et 31 % des entrées en formation. 82 % des jeunes passés par les ateliers de recherche d’emploi à Pari d’Avenir ont trouvé un emploi soit 10 % de plus qu’en 2006.
Par ailleurs, Pari d’Avenir a été pionnière en matière d’aide au logement, d’accès à la santé et d’accompagnement psychologique. Elle travaille aujourd’hui sur l’accès de jeunes qu’elle suit au sport et à la culture.
Or, pour 2009 nous avons les plus grandes craintes quant au financement de nos activités du fait probable d’une diminution des subventions de l’Etat.
- Vous le savez, Monsieur le Maire, les missions locales parisiennes ont des difficultés pour remplir les objectifs des conventions ANPE depuis la création de l’ANPE Jeunes, spécificité parisienne qui pour l’instant complique le processus d’orientation des jeunes vers les missions locales.
- Quant à la subvention proprement dite de l’Etat elle devrait rester identique globalement pour Paris mais une nouvelle répartition se ferait au détriment de Pari d’Avenir.
Comme on peut malheureusement craindre que dans la crise économique que nous vivons, avec la remontée extrêmement forte et rapide du chômage, les jeunes et surtout les moins formés soient comme d’habitude les premières victimes, il serait dramatique que nous devions réduire l’activité des missions locales pour l’emploi à Paris.
Je me permets d’indiquer que les premiers calculs nous font craindre une baisse de 55 000 euros de l’apport de l’Etat à Pari d’Avenir en 2009.
Voilà, Monsieur le Maire, je souhaitais attirer votre attention sur ces difficultés que risquent de rencontrer les missions locales parisiennes et plus particulièrement Pari d’Avenir.

