Intervention de François Vauglin relative à la diffusion par la Ville de Paris des données publiques en sa possession
La réglementation nationale comme européenne incitent constamment les acteurs publics à faire profiter à tous des données publiques. En effet, le principe qui motive cette délibération est clair : ce que l’argent public a financé appartient à tous.
Notre conseil a d’ailleurs déjà débattu de cela, puisqu’un vœu a été voté en avril 2008 pour que les données de l’APUR soient mises à disposition de tous.
Anne Hidalgo, présidente de l’APUR dont je suis administrateur, m’a apporté sa confiance pour présider un groupe de travail réunissant les services de l’APUR, l’ensemble de ses partenaires qui sont vivement intéressés par cette démarche (CAF, Pompiers, Préfecture, INSEE…), sur Paris comme sur la petite couronne, ainsi que la direction de l’urbanisme.
C’est dans ce cadre que nous travaillons sur la mise en ligne systématique des informations géographiques pouvant être diffusées – et croyez-moi, ces bases de données sont d’une grande richesse et leur ouverture ne peut qu’encourager le développement économique de Paris.
Cette ouverture des bases de données géographiques répond aussi à la directive européenne Inspire, qui fixe un cadre technique précis.
Dire que les données financées par l’argent public appartiennent à tous n’instaure pas nécessairement la gratuité de ces données, mais impose d’organiser la connaissance de l’existence des données, l’accès à ces données, la possibilité de les réutiliser, et même la mise en place d’une diffusion active.
Tout cela nécessitait une refonte technique des sites de l’APUR. Ce travail a été lancé, il est en cours, et j’ai le plaisir de vous indiquer qu’une première version du site de diffusion des données devrait être disponible dès l’automne prochain.
Chers collègues, il me semblait intéressant d’illustrer cette délibération par ce que nous avons d’ores et déjà mis en place à l’APUR. Je me réjouis que la Ville de Paris, en s’inscrivant dans cette démarche d’ouverture de ses données, apporte ainsi un soutien essentiel à la compétitivité de l’économie et des services parisiens.

