Accueil » 6. Séance du 6 au 8 juillet 2009, Interventions 2009

Intervention de Gauthier Caron-Thibault relative à l’association « Aide Fédération » pour son activité de distribution alimentaire

6 juillet 2009 Lu 286 fois Imprimer

Monsieur le Maire,
Mes chers collègues,

Ce Conseil est l’occasion de relayer un cri d’alerte porté par les associations de soutien aux plus exclus dans le cadre de l’aide alimentaire.

Comme vous le savez, cette action relève de la compétence de l’Etat mais le Département de Paris y contribue fortement pour ne pas dire majoritairement, en particulier dans la situation de crise économique que nous vivons aujourd’hui : 5,5 millions d’euros pour la Ville, 2,5 millions pour l’état.

l’association que nous finançons aujourd’hui, l’Agence Internationale pour le Développement, a noté une augmentation de 20% de 2006 à 2007 de ses bénéficiaires de colis alimentaire avec une augmentation très importante et remarquable du nombre de RMIstes.

Pour le 3ème arrondissement, dont je suis l’élu, et qui n’est pas connu pour être l’arrondissement le plus socialement lourd, c’est aujourd’hui plus de 50% des aides exceptionnelles du CASVP qui sont versées au titre de la subsistance alimentaire. Permettez moi néanmoins de considérer ce chiffre comme significatif.

Dans un cadre plus large, c’est la Banque Alimentaire qui a recensé pour 2008 une augmentation de 10% des bénéficiaires via toutes les associations qui ont recours à ses prestations.

Parallèlement, la Banque Alimentaire et du coup les services sociaux de la Ville s’inquiètent également de l’évolution des modes de distribution des surplus alimentaires européens qui servent à constituer les colis remis aux plus précaires. 25 % de ces produits manquent et personne ne semble savoir où ils sont et pourquoi ils tardent à arriver.

Tout cela contribue donc à la tension de la situation sociale sur la Ville de Paris et s’il faut se féliciter du fait que Paris dépasse, de manière assumée, ces obligations en matière de solidarité, autant il faut regretter et dénoncer un désengagement de plus en plus prononcé de l’Etat alors même que les effets sociaux de la crise économique actuelle devraient l’inciter à intensifier son action.