Accueil » 5. Séance des 8 et 9 juin 2009, Interventions 2009

Intervention de Gilles Alayrac relative à la convention de partenariat avec Paris- Habitat pour la surveillance des logements sociaux dans les quartiers Politique de la Ville

9 juin 2009 Lu 447 fois Imprimer

Monsieur le Maire,

Mes chères collègues,

La délibération sur laquelle vous nous demandez de nous prononcer s’inscrit dans une démarche initiée par notre majorité, dès 2004, avec la création du Groupement Parisien Inter-Bailleurs de Surveillance, le GPIS.

Ce dispositif, encore jeune, est un marqueur fort de l’effort continu de notre majorité en matière de sécurité, et il s’agit pour nous d’une priorité sur laquelle nous ne transigeons pas.

Le travail utile et, je crois, de qualité du GPIS, continue ainsi à progressivement se déployer au sein du parc HLM de la Ville : en 2009, le parc locatif surveillé par le GPIS est constitué de 67 063 logements soit une augmentation de 2 756 logements par rapport à l’an passé.

Ce sont 23 409 logements de plus qui sont « couverts » par les agents du GPIS depuis le début du dispositif.

Mais, puisqu’il s’agit d’argent public, la Ville participe à hauteur de 51% à son fonctionnement, je crois utile de demander que le conseil de Paris puisse bénéficier d’une information ou d’une communication sur l’activité du GPIS, les indicateurs de performance, mais aussi sur l’indice de satisfaction des locataires.

Il me semble que, 5 ans après sa création, notre assemblée pourrait utilement bénéficier de ces indications.

Un mot sur le vœu présenté par Monsieur Goujon, relatif à la loi sur la prévention de la délinquance et relatif à l’ensemble des 6 délibérations qui suivent :

Plus rien ne peut nous surprendre de sa part quand il faut s’agiter sur la sécurité. Mais là, il s’agit vraiment de fébrilité de la part de l’UMP sur un sujet qu’il maîtrise de moins en moins peut être parce que le gouvernement, au vu des statistiques de la délinquance, est en train de perdre toute crédibilité.

En effet, quand est-il des moyens que l’État consacre à la sécurité ?

On nous annonce un « plan gouvernemental » en septembre pour « prévenir la délinquance ». Un de plus !

Il n’est pas inutile de rappeler qu’aujourd’hui l’État fait des annonces mais sur le plan des financements est aux abonnés absents en ce qui concerne la prévention de la délinquance.

Le fond inter-ministèriel de prévention de la délinquance est passé en 2 ans de 75 à 35 millions d’Euros, dont les ¾ des crédits servent à financer la vidéo- surveillance.

En matière de crédits, que prévoit le gouvernement pour la prévention ? Rien

Pour la médiation ? Rien

Pour les travailleurs sociaux en commissariat ? Rien

Pour l’aide au victime ? Rien.
« Il faut que nous mettions pleinement en œuvre la loi sur la prévention de la délinquance » de mars 2007, a déclaré la semaine dernière le chef de l’État, estimant que ce domaine avait été « beaucoup trop négligé ces dernières années ». C’est lui qui le dit.
Il ne s’agit pas seulement de cela, il s’agit d’improvisation et de fébrilité quand constate la cohorte des lois répressives et sécuritaires, pour quels résultats ?, ou les mesures spectaculaires ou autres actions renforcées comme celles menées dans les grands ensembles sociaux à la veille du discours présidentiel et à quels quelques jours d’un scrutin électoral.

Sur ce sujet de la sécurité, j’ai la conviction que la ville de Paris, elle, à sa place, accomplit un travail de fond sur la durée et dans la sérénité.

Et c’est là je crois l’essentiel car cette démarche est sans aucun doute plus synonyme d’efficacité.