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Intervention de Jacques Bravo relative à la communication du Maire de Paris « Pour un meilleur service de proximité aux Parisiens »

6 février 2009 Lu 847 fois Imprimer

D’abord quel aveu de l’opposition municipale de fuir le débat et quitter la salle au moment de discuter de décentralisation et de déconcentration à Paris ! Comme pour nous rappeler qu’ils sont toujours le camp du conservatisme et de l’immobilisme, ceux-là même qui avaient érigé en doctrine parisienne la pratique des grands schlems à répétition des années 80.

Cette communication du Maire de Paris constitue une nouvelle étape essentielle dans le changement de culture à Paris. L’élection du Maire de Paris en 1977 n’avait malheureusement pas marqué la fin d’un mode de gestion hyper-centralisé de la Capitale.

Depuis 2001, beaucoup a été fait pour que Paris soit géré de manière plus efficace et démocratique. Je dois citer trois exemples parmi d’autres, pour corriger l’information défectueuse de certains collègues de droite :

  • le nombre d’équipements de proximité a plus que doublé entre 2000 et 2009, en passant de 874 à 2126 ;
  • les crédits inscrits dans les états spéciaux des arrondissements ont été multiplié par 7 (avec 116 M€ en 2009 contre 16 M€ en 2001) ;
  • les mairies d’arrondissement disposent aujourd’hui de crédits d’investissement.

Il s’agit d’avancées significatives, mais il faut aller plus loin. Pour en finir avec une culture hyper-centralisée, les pistes avancées dans la communication du Maire de Paris, vont dans le bon sens :

une amélioration des capacités d’expertise au sein même des mairies d’arrondissement avec l’intégration d’un cadre technique ;

  • la déconcentration des directions en charge des équipements de proximité ;
  • le co-pilotage par les mairies d’arrondissement des missions liées à la propreté ;
  • et j’insiste particulièrement sur la valorisation de la carrière des agents qui auront travaillé dans l’organisation locale des services à la population.

Face à la fuite et aux critiques de l’opposition municipale, je rappelle que la droite ne sait pas décentraliser. Décentraliser ce n’est pas construire des baronnies dans certains beaux quartiers parisiens. Donner plus de pouvoir aux maires d’arrondissement ce n’est pas mettre des barrières qui empêcheraient les Parisiens, qui se trouvent dans ces mêmes quartiers, de bénéficier de logements sociaux, d’espaces verts ou encore de pistes cyclables.

Face au conservatisme de ces élus de droite qui souhaitent revenir à une pratique égoïste du pouvoir municipal, nous opposons un projet fondé sur la solidarité, garantissant l’unité de Paris, dans le respect de la loi PML et du cadre commun du statut des personnels de la Ville.

Les projets indiqués dans la communication constituent des pistes nécessaires pour renforcer l’efficacité des services de proximité aux citoyens et répondre aux attentes des Parisiennes et des Parisiens. Je me félicite du travail qui est devant nous pour faire que cette communication aboutisse à des mesures concrètes votées par le Conseil de Paris avant l’été. C’est une chance pour Paris et pour les Parisiens.