Accueil » Interventions 2009, Séance du 14 au 16 décembre 2009

Intervention de Jacques Bravo relative à la discussion budgétaire 2010

18 décembre 2009 Lu 976 fois Imprimer

Chers collègues,

Monsieur le Maire,

Je voudrais répondre quelques éléments à Mme Lagarde. Je suis heureux de la saluer ici parce que, si on la voyait plus souvent, peut-être qu’il y aurait moins de quiproquos !
Je conteste formellement, Madame, un certain nombre d’indications que vous venez de donner sur les chiffres de la Ville de Paris. Si vous veniez en Commission des Finances, nous pourrions sereinement expertiser chacun de ces chiffres et éviter les effets de manche stériles dans cet hémicycle.
Un seul exemple : vous avez parlé de la réforme de la taxe professionnelle en laissant entendre que cela profiterait aux ménages, alors que dans les chiffres que je connais, c’est au contraire un transfert de plusieurs milliards des entreprises sur les ménages. Et je pourrais multiplier les exemples…
Comment non ?
Eh bien, écoutez ! Venez en Commission des Finances. Je souhaite que notre président Jean-François LEGARET prenne l’initiative de séances de travail très simples où on puisse s’expliquer en commission sur des dossiers et pas venir ici avancer des contre-vérités à tout-va !
Je conteste donc ces chiffres et je vous invite vraiment à venir plus souvent dans notre enceinte et à venir travailler en Commission des Finances.
Je vous accuse de double langage, Madame.

Le premier double langage est que les élus parisiens de l’U.M.P. tiennent ici un langage que leurs collègues maires ne tiennent nulle part en Ile-de-France et nulle part en France : l’asphyxie des finances locales provoquée par le Gouvernement est unanimement reconnue. Cela exaspère la totalité des élus locaux.
(Brouhaha).
Comme par hasard, quand on est à Paris, vous n’entendez rien ! De l’autre côté du périphérique, les doléances s’accumulent aussi !
Il y a un deuxième double langage : vous êtes élue d’un arrondissement comme chacun d’entre nous, Madame. Comment se fait-il que, dans les arrondissements, tout le monde demande plus de logements, plus de crèches, plus de bibliothèques, plus d’écoles, etc., mais quand c’est ici, c’est : « Il faut faire des économies » . Voilà un autre double langage entre ce que vous dites, les uns et les autres, dans les arrondissements sur le terrain et ce que vous dites ici. Je pense qu’en 2001, vous avez perdu à cause de cela et, apparemment, vous n’avez pas retenu la leçon.
Je voudrais simplement dire, car personne n’en parle du côté de l’opposition, que c’est un budget qui, tout simplement, met en œuvre le contrat de mandature que les Français nous ont donné… que les Parisiens nous ont donné en 2008 que les Parisiens nous ont donné en 2008. Vous n’en parlez quasiment jamais, comme si cela vous gênait.
Et je dis simplement que le carré magique de nos finances parisiennes, c’est à la fois le niveau d’investissement qui se maintiendra avec 1,6 milliard d’euros…

Si ce n’est pas vrai, venez en Commission des Finances l’expertiser avec nous, au lieu d’improviser de telles contre-vérités !

Troisièmement, il y a une hausse modérée des impôts locaux.

M. TIBÉRI se souvient de la hausse d’impôts en 1995, 1996, 1997 : plus 45 % pendant trois ans…

C’est cela que vous avez fait ! Et vous êtes bien placé pour en parler maintenant !
Enfin, l’endettement est maîtrisé. Encore une fois, cet équilibre que vous n’avez pas su trouver quand vous étiez aux affaires parisiennes…

Je vous dis simplement que ces grands équilibres entre l’investissement, le fonctionnement, les ressources fiscales et l’emprunt, vous n’avez pas su les gérer en votre temps. Nous proposons un grand équilibre ici et je suis fier d’apporter tout mon soutien et le vote du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés à ce budget. A la fois sur le fond, il met en œuvre le contrat de mandature dans le respect des grands équilibres et dans la méthode, je n’ai pas le temps d’en parler, mais je voudrais sosuligner l’heureuse généralisation des contrats de performance des différents services.

Mais, Madame, je vous invite vraiment, si vous êtes en désaccord avec ces chiffres, à venir simplement travailler en Commission des Finances.
Merci.