Intervention de Jacques Bravo relative aux comptes administratifs 2011
Madame la Maire,
Chers collègues,
Nous approchons du terme de notre débat et j’avoue que j’ai entendu beaucoup de commentaires politiciens qui s’écartent un peu des chiffres et des lettres du compte administratif lui-même.
Cela veut dire en clair que l’opposition municipale a conscience que la gestion des finances parisiennes est saine et que le compte est bon. Je voudrais juste intervenir en fin de débat sur trois points.
Sans surprise, l’exécution du budget 2011 respecte les engagements pris par notre mairie en termes de justice sociale, de solidarité et de dynamisme. J’en suis convaincu : la crise économique et financière ne doit pas appeler l’austérité mais, au contraire, encourager les collectivités publiques, notamment locales, à soutenir l’activité et les personnes les plus fragiles.
Paris a, cette année encore, dû faire cet effort sans le soutien de l’Etat. J’ai bien noté la recherche du rétablissement des relations de confiance avec l’Etat. Le changement, en la matière, c’est bien maintenant.
Paris a mené en 2011 une politique ambitieuse en matière d’investissements – c’est la page 8 du rapport financier. Ce sont 1,55 milliards d’euros qui ont été investis permettant de poursuivre la mise en œuvre de notre projet en faveur de nos concitoyens.
Je ne citerai évidemment pas tous ses investissements, mais je veux rappeler les 808 millions de travaux avec, comme projet notable, les travaux d’extension du tramway T3 entre Ivry et La Chapelle, l’ouverture de 511 nouvelles places de crèche, la création de plus de 1,7 hectare d’espaces verts nouveaux et des travaux dans les écoles à hauteur de 100 millions d’euros.
Les objectifs sont donc atteints et sont même parfois dépassés. En témoignent les 6.233 logements sociaux financés, au-delà de l’objectif initial de 6.000 logements.
Si ces investissements sont ambitieux, ils ne sont pas inconsidérés. Grâce à une épargne brute en progression de 68 millions d’euros, et qui atteint cette année 966 millions d’euros, nos investissements sont autofinancés à 88 %, ce qui permet de limiter l’endettement. Ce qui m’amène à l’exceptionnelle gestion dont a su faire preuve cette année encore la municipalité, et j’en félicite notre grand argentier, Bernard GAUDILLÈRE.
Après neutralisation de la contribution au FNGIR et la progression des dépenses de péréquation, la progression des charges de gestion courante est de +1,5 %, en deçà de l’inflation évaluée à 2,1 % en 2011. Cette maîtrise des charges de gestion courante témoigne de la rigueur et du sérieux de la gestion parisienne.
Grâce à cette gestion exceptionnelle, Paris maintient un taux d’endettement très bas – je suis pages 23 et 24 du rapport financier -, ce qui est un véritable atout dans le contexte de crise de dette publique. Cela a été dit : à titre de comparaison, le ratio d’encours dette sur recettes réelles de fonctionnement est de 37 %, alors que la moyenne nationale des communes de plus de 100.000 habitants était de 84 %.
Eh oui, Monsieur LEGARET, les chiffres sont bien têtus ! Cette maîtrise de l’endettement permet un taux de financement de long terme avantageux à 3,9 % en moyenne, sur des maturités de 14,1 années.
Je le répète : la gestion des finances parisiennes est saine, le compte est bon, et j’en reste là.
Je vous remercie.


