Intervention de Jean-Pierre Caffet relative à la tarification de la restauration scolaire
Monsieur le Maire,
Chers collègues,
Je me réjouis particulièrement du débat que nous avons eu ce matin parce que finalement, à la fin des fins, les masques sont tombés.
On a commencé par quelques arguties juridiques en invoquant la loi de Victor Duruy, confirmée par celle de Jules Ferry, on est passé ensuite à des inquiétudes ou à des pseudo-inquiétudes sur la qualité des repas qui seraient servis aux petits parisiens pour en arriver à une explication de vote finale qui dit bien la position de l’U.M.P.
Ce que vous refusez, le cœur de cette réforme, c’est bien en fait la mesure de justice sociale qui est prise par la municipalité, c’est-à-dire que ceux qui ont les moyens les plus élevés paient un peu plus et que ceux qui sont dans la difficulté paient un peu moins.
Ce que vous ne supportez pas, indépendamment de tous les arguments et arguties que vous avez pu invoquer ce matin, ce que vous ne supportez pas, c’est bien cela.
Ce dont je suis particulièrement content ce matin, c’est que, sur un débat de cette importance, le Conseil de Paris montre bien le clivage qui existe, encore une fois, sur la question fondamentale de la justice sociale, entre la droite et la gauche.
Vous pourrez dire ce que vous voulez, mes chers collègues de l’U.M.P., ce qui apparaît de plus en plus, si vous voulez… et moi, je n’ai pas de conseils à vous donner, je m’en garderai bien ; d’ailleurs je n’ai pas de recommandations à vous faire… mais ce que je peux vous dire et ce qui transparaît, c’est que votre groupe est de plus en plus le vecteur, le relais de la politique gouvernementale, que ce soit sur le bouclier fiscal ou que ce soit sur autre chose !
Nous l’avons vu hier dans le débat sur l’AP-HP, au cours duquel tout le monde a remarqué que le Professeur Bernard Debré qui lui connaît la question de l’AP, prenait l’exact contre-pied des propos tenus quelques minutes auparavant par le président Lamour.
Je n’ai pas de recommandations à vous faire, mais écoutez, si c’est comme cela que vous voulez reconquérir l’Est parisien, bon courage !

