Accueil » 4. Séance des 11 et 12 mai 2009, Interventions 2009

Intervention de Julien Bargeton relative à l’attribution d’emplois aidés Adultes-relais dans les quartiers Politique de la Ville

12 mai 2009 Lu 439 fois Imprimer

Monsieur le Maire,
Cher(e)s collègues,

Je me félicite de voir que les emplois aidés Adultes relais sont encore attribués pour les associations dans les quartiers en politique de la ville alors que nous sommes dans une période très tendue à l’aube du renouvellement du CUCS 2007-2009.

En effet, nous sommes aujourd’hui dans un flou quasi total quant à l’avenir de la politique de la ville sur le territoire parisien comme le démontre le voeu défendu par Frédérique Pigeon. Les baisses des crédits de l’Etat, tant pour les associations politique de la Ville que pour les centres sociaux, sont très difficiles à vivre pour ces structures qui aimeraient parfois se dégager de leurs dossiers de demande de financement pour se consacrer d’avantage aux actions de terrain. C’est à la fois démotivant et inefficace, ce temps et cette énergie consacrés à défendre des ressources seraient mieux utilisés pour agir directement auprès des habitants de nos quartiers.

L’attribution de ces emplois aidés est néanmoins une bouffée d’oxygène pour les associations, à condition que ces derniers puissent être reconduits, comme le prévoit la loi, afin 1. que nous ne créions pas plus de chômage car je le rappelle ces emplois sont précaires et les personnes les occupants sont des jeunes issus des quartiers en politique de la ville et 2. que les structures puissent trouver une certaine stabilité dans une actualité très instable notamment concernant le dispositif politique de la ville.

Je profite de cette intervention pour faire part de notre crainte pour l’avenir de la politique de la Ville, dans le 20e bien sûr, mais également pour l’ensemble du territoire parisien, et au regard de cette délibération sur l’avenir de ces emplois aidés. Que deviendront ces centaines d’emplois, ces centaines de jeunes, issus des quartiers, motivés par la dynamique d’entraide menée par ces associations dans nos quartiers ? Que deviendront ils, à l’annonce de l’Etat de réduire le nombre de quartiers politique de la Ville en France, et donc à Paris et dans un contexte mondiale de crise économique ?
Notre vigilance restera intacte sur ce sujet.
Je vous remercie.