Intervention de Julien Bargeton relative aux comptes administratifs 2008
Madame la Présidente,
Chers collègues,
Les comptes de l’exercice 2008 marquent une première affirmation de nos engagements validés l’an dernier par une majorité de parisien et consolident la politique suivie depuis 2001. Ils témoignent aussi des efforts de bonne gestion entrepris lors de la précédente mandature et prolongés dans la nouvelle. Dans un contexte économique national et international qui reste extrêmement inquiétant les fondamentaux budgétaires de la collectivité parisienne restent solides, pour trois raisons.
D’abord, la capacité d’investissement est très élevée : près de 1,6 Md€, assise à 75 % sur notre épargne et nos recettes propres qui nous ont permis sans attendre de lancer notre programme d’investissement de la mandature avec des acquisitions très importante pour la réalisation de logements sociaux, toujours dans l’objectif de 40 000 nouveaux logements à la fin de la mandature. Mais je pense aussi à l’aménagement de l’espace public avec le début des travaux de prolongement du tramway.
Ensuite, des réformes de fond ont été progressivement mises en œuvre depuis le début de la précédente mandature, et ont porté leurs fruits. Nous n’avons donc pas à rougir tant les progrès ont été considérables, même si on peut toujours faire mieux : je citerai la transparence dans le vote des subventions aux associations, l’évaluation des investissements pour leur coût réel depuis 2005, la nouvelle présentation budgétaire qui a amélioré la prévision depuis 2007 pour le Département et la commune depuis 2008, et surtout deux réformes majeures, concernant d’une part les relations financières avec les SEM en assurant enfin le contrôle démocratique et d’autre part l’expérimentation de l’évaluation des politiques publiques. C’est l’Etat qui a empêché la Ville d’adopter la modernisation budgétaire l’obligeant à utiliser une comptabilité il est vrai sur certains aspects dépassée, mais la lettre de l’adjoint aux finances précédent avait hélas reçu une réponse négative.
Oui, quel chemin en comparaison des majorités précédentes, ne serait-ce que la suppression de la questure, opaque, remplacée par un système clair contrôlé par la chambre régionale des comptes. Les dépenses ont été jugées régulières et le SGCP en rend compte. Alors que nos prédécesseurs n’avaient même pas appliqué la réforme de 1994 pourtant rendue obligatoire à partir de 1997 pour toutes les collectivités locales
Enfin, les charges de gestion courante ont été maîtrisées à 3,3 % après deux années consécutives à 4 %. C’est le fruit d’effort renouvelé de bonne gestion dans un contexte l’an dernier de reprise de l’inflation.
On peut souligner la démarche d’achat responsable visant à équilibrer les préoccupations économiques, sociales et environnementales dont je constate les résultats en tant que membre de la CAO. Cela a permis notamment de réduire de 2,5 M€ nos frais de téléphonie mais aussi de 1,7 M€ les dépenses de communication. La mise en place de la direction des achats permettra d’améliorer encore l’efficacité de la dépense publique.
Ce souci de bonne gestion continue de porter ses fruits dans le domaine financier, alors que l’encours de dette s’établit désormais à 2,3 Mds€, son taux moyen à 3,19 % en 2008 est un point en dessous du taux moyen à 10 ans. Ce qui représente près de 23 M€ d’économies auquel s’ajoute la poursuite de l’objectif une gestion de trésorerie à zéro.
En tant qu’adjoint d’arrondissement en charge des finances, je souhaite aussi souligner les efforts mis en oeuvre pour mieux exécuter les dotations des états spéciaux avec par exemple dans le 20ème l’absence de reports libres d’engagements sur la Dotation de Gestion Locale.
C’est aussi mieux dépenser en matière de développement durable avec la réalisation de nombreux diagnostics énergétiques permettant d’apporter des baisses importantes des consommations de fluides.
La maîtrise des dépenses de fonctionnement ne s‘est pas faite au détriment de nos priorités pour les transports avec une contribution au STIF de 326 M€, pour la petite enfance avec + 17 % pour les structures d’accueil associatives, pour ne prendre que deux exemples.
Pour terminer, nos recettes de fonctionnement subissent dès 2008 la baisse de la fiscalité immobilière qui passent de 940 à 856 M€ ainsi que l’atonie préoccupante des dotations de l’Etat.
Dans ces conditions nous avons eu raison lors du budget 2009 de choisir un niveau d’épargne préservant notre capacité à poursuivre notre programme d’investissement. Ce dernier constitue par son niveau une très bonne réponse à la crise actuelle et est un exemple à l’échelle locale de ce que devrait être un véritable plan de relance au niveau national, en particulier en matière de logement social.
Je vous remercie.

