Accueil » 7. Séance des 29 et 30 septembre 2009, Interventions 2009

Intervention de Léa Filoche relative aux centres sociaux associatifs parisiens

1 octobre 2009 Lu 728 fois Imprimer

Mesdames, Messieurs,

Le Ville de Paris compte 6 centres sociaux directement gérés par la CAF et 27 centres sociaux associatifs agréés, dont 8 ont vu le jour entre 2001 et 2007.
Compte tenu de leur vocation généraliste, différentes actions portées par ces centres sociaux associatifs donnent lieu au versement de subventions ou de financements complémentaires, dont bon nombre sont ponctuels. Par exemple, l’aide à la socialisation des familles par l’apprentissage de la langue ou encore la familiarisation des habitants aux technologies de l’information. Mais c’est aussi des actions en faveur de l’accueil de publics vulnérables bénéficiaires des minima sociaux ou la gestion de structure d’accueil pour la petite enfance. C’est aussi le soutien à la fonction parentale, le soutien à l’accompagnement scolaire, l’implication dans le dispositif de la réussite éducative, la médiation avec le milieu scolaire, les activités de loisirs jeunesse (CLSH), des actions en faveur de la santé….
D’une manière générale, l’équilibre financier des centres sociaux est encore fragile, un nombre important de financements gardant un caractère ponctuel et précaire. L’ampleur de l’action des centres et leur impact auprès de la population des quartiers sont cependant incontestables, grâce à l’engagement des salariés et des nombreux bénévoles qui participent à la vie de ces structures.

Le présent projet de délibération traduit donc la décision de notre Collectivité de poursuivre dans la voie de la consolidation de ces structures nécessaires à l’équilibre social des quartiers, notamment pour les plus vulnérables des Parisiens, en développant la solidarité et le lien social. Lors du vote du Budget 2009, la décision a été prise d’augmenter de 500 000 € la dotation des centres sociaux, ce qui nous permet de porter notre dotation d’animation globale à 50 % du plafond de la CNAF pour la quasi totalité des structures, et ce faisant d’apporter une plus grande sécurité au fonctionnement des centres.

L’aide financière apportée par le Département de Paris a ainsi été multipliée par 6 entre 2001 et 2009. Alors que dans le même temps on note également une progression de la participation de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) de Paris, nous déplorons encore une fois la baisse des participations financières de l’Etat ou d’organismes financés par l’Etat, qui sont passées de 21,4 % en 2003 à 9,84 % en 2007 selon les chiffres de la fédération nationale de centres sociaux.
Nos efforts devraient servir en priorité aux habitants, pour améliorer la qualité des actions ; il est dommageable qu’ils ne servent en définitive qu’à éponger les désengagements de l’Etat.
Ce projet de délibération intègre par ailleurs la participation du Département au budget de fonctionnement de la Fédération des Centres Sociaux et Socioculturels de Paris, celle-ci effectuant un travail essentiel pour animer le réseau des centres parisiens et poursuivre l’important travail engagé avec la CAF et notre Collectivité. Et nous espérons que lors des prochaines années, nous pourrons voter des subventions permettant réellement de mieux servir les parisiens et non de palier encore et encore au désengagement scandaleux de l’Etat sur ces questions.