Accueil » 9. Séance des 23 et 24 novembre 2009, Interventions 2009

Intervention de Mao Peninou relative à la construction de la Maison des Adolescents de l’Hôpital Robert Debré

24 novembre 2009 Lu 336 fois Imprimer

En tant qu’élu du 19ème, je tiens à m’exprimer sur cette délibération, qui prévoit l’installation d’une maison des ados à côté de l’Hôpital Robert Debré.

- Le quart Nord-Est parisien est effectivement le plus jeune de Paris.
Si l’on se limite aux 18ème, 19ème et 20ème arrondissements, ils comptent pas moins de 60 000 jeunes de 10 à 19 ans.

- Parmi ces jeunes de nos arrondissements, les situations difficiles – notamment aux plans sanitaire, psychologique, social et éducatif – sont sur-représentées.

- Or, il y a un problème d’accès aux soins dans notre pays. Difficultés financières. Et inégalités territoriales (cf le débat sur l’AP-HP).

- Et ce problème se pose de manière particulière pour les adolescents en difficulté et en souffrance.
Certains présentent des problèmes de santé sérieux, mais peinent à faire une démarche auprès d’un médecin. Ce paradoxe tient au fait que les jeunes, conduits et guidés durant leur enfance par leurs parents, n’ont pas acquis l’habitude de consulter et se retrouvent seuls et inexpérimentés face au système de soins. De plus, pris dans leur processus d’autonomisation ils souhaiteraient bien souvent résoudre leurs problèmes eux-mêmes, sans l’aide d’un adulte.

- D’où l’importance des Maisons des adolescents, qui permettent de surmonter ces obstacles :
- assurer un accueil inconditionnel et gratuit, avec un équipement centré sur l’accessibilité, la disponibilité, l’attractivité et la confidentialité
- assurer une prise en charge globale (sanitaire, sociale et éducative)
- développer une approche sur les problèmes mais aussi sur les ressources des jeunes et de leurs familles

- Enfin, je tiens à souligner que cet équipement peut être un maillon important dans un travail en réseau : notamment avec les structures qui travaillent dans le champ de la protection de l’enfance et de la prévention spécialisée.

Car ce sont ces professionnels qui sont en première ligne, qui travaillent avec les jeunes et qui peuvent faire émerger une demande et accompagner les adolescents dans une démarche de soins.

Pour toutes ces raisons, je pense que cet équipement, une première à Paris, sous cette forme de guichet unique et d’accueil inconditionnel pour tous les jeunes, répond à un besoin pressant.