Accueil » 7. Séance des 29 et 30 septembre 2009, Interventions 2009

Intervention de Pauline Véron relative à l’achat de vélos à assistance électrique

1 octobre 2009 Lu 273 fois Imprimer

Depuis 2001, et grâce à une politique volontariste et ambitieuse en la matière, la pratique du vélo s’est fortement développée dans la capitale.

Selon les statistiques, le nombre de vélos à Paris a plus que doublé entre 2001 et 2008. Le vélo représente 3% des déplacements à Paris, dont un tiers à Vélib’ et le rythme de progression annuelle reste soutenu. Nous devons nous féliciter de cette évolution en matière de déplacements tant elle est positive, bien évidemment d’un point de vue environnemental, mais aussi parce qu’elle permet une circulation générale plus apaisée.

Cette délibération, qui crée une subvention pour l’acquisition d’un vélo à assistance électrique conformément au vœu adopté lors du Conseil de Paris de mars dernier, vise à accompagner et à amplifier ce phénomène.

Le vélo à assistance électrique est encore aujourd’hui peu connu en France, contrairement à d’autres pays européens. En Allemagne, par exemple, plus de 100.000 vélos électriques ont été vendus en 2008. Aux Pays-Bas, ils représentent déjà un quart du marché des vélos, avec 125.000 modèles vendus en 2008. En France, dans le même temps, seuls 8 000 exemplaires ont été vendus, ce qui prouve l’importance de la marge de progression.

Le vélo à assistance électrique présente pourtant de nombreux avantages : équipé d’un moteur et d’une batterie qui déclenchent une assistance au pédalage, il permet, par rapport au vélo classique, de gagner du temps et de limiter l’effort physique fourni. Il est possible ainsi de se déplacer à vélo sur des distances beaucoup plus longues, par exemple de traverser Paris ou de rejoindre son lieu de travail en banlieue.

Il peut donc inciter à la pratique du vélo, de nombreuses personnes aujourd’hui réticentes au regard de certains efforts physiques parfois nécessaires.

Son principal inconvénient, qui explique en partie son développement limité, est aujourd’hui son prix, puisqu’il coûte entre 800 et 2 000 €.

Grâce à cette nouvelle subvention, fixée à 25% du prix d’achat dans la limite de 400 € par matériel neuf acheté, nous allons fortement réduire cette barrière du prix, comme nous l’avons déjà fait pour encourager l’acquisition de scooters électriques.

Je vous invite donc à voter favorablement cette délibération, qui est une illustration supplémentaire de notre volonté politique de diversifier l’offre de transports non polluants et économiques, et ainsi de proposer aux Parisiennes et aux Parisiens un véritable bouquet de mobilité.