Intervention de Pierre Schapira, relative à la politique de coopération à moyen et à long terme de la Ville de Paris en soutien à Haïti
Monsieur le Maire,
Cher(e)s collègues,
Je remercie les intervenants. Ce qui s’est passé à Haïti est horrible, l’Etat est détruit. On identifie nos interlocuteurs – quand je parle d’interlocuteurs, ce sont les maires, que ce soit le maire de Cap-Haïtien, le maire de Port-au-Prince, le maire de Jacmel, le maire de Gonaive -, mais, malheureusement, ils n’ont pas de quoi travailler et ils sont dans de grandes difficultés. Sachez que le maire de Port-au-Prince avait 630 fonctionnaires ; il n’en a plus que 135. Ce sont des conditions extrêmement difficiles pour les Haïtiens.
Nous avons, dans un premier temps, fait une proposition d’aide d’urgence, c’est ce qu’on va voter, pour Médecins du Monde et ACTED. Vous avez raison, ce n’est pas énorme quand on voit ce qu’il y a à faire, c’est un geste symbolique que l’on fait, mais sachez que dans l’urgence, une collectivité comme la nôtre ne peut pas aider. Nous n’avons pas les moyens, nous ne savons pas faire et nous ne sommes bons que là où nous avons l’habitude de travailler, c’est-à-dire sur l’eau, les schémas d’urbanisme, les problèmes de gouvernance locale… Là, nous pourrons effectivement être très utiles. Je précise que nous travaillons en étroite collaboration avec les associations de maires, que ce soit Cités Unies France, que ce soit l’A.F.C.C.R.E. (Association française des communes et régions européennes), que ce soit CGLU (Cités et Gouvernements Locaux Unis) ; nous travaillons vraiment très bien et nous travaillons aussi en parfaite harmonie avec le ministère des Affaires étrangères. Un ambassadeur a été nommé spécialement pour la reconstruction d’Haïti, et nous travaillons évidemment avec lui.
J’ajoute que la difficulté va être la coordination du travail à faire, mais cela ne dépend pas de nous évidemment. Il y a aussi dans tout ce sur quoi nous devons travailler, les réunions que vous avez citées, celle du 25 janvier à Montréal où un représentant de C.G.L.U. a pu s’exprimer, pas dans le cadre de la conférence mais en marge. Il y a aussi la réunion de New York qui devrait avoir lieu les 22 et 23 mars, pour laquelle le Maire a écrit à Ban KI-MOON, afin que cités et gouvernements locaux unis y soient présents.
J’ajoute que 500.000 euros sur trois ans, c’est principalement de l’expertise. Comme le disait le Maire ce matin, ce sont les directions et les organismes associés, qui pourront travailler à Haïti. Je pense à « Eau de Paris », à l’A.P.U.R. Bref, il y a une volonté politique d’abord, de nous tous ici, mais aussi une volonté des services de pouvoir travailler en Haïti, quand il sera possible et cela se fera notamment en partenariat avec le Maire de Port-au-Prince.
Et pour terminer, je voudrais vous dire que, dès qu’on le pourra, dès que nous aurons des informations ou que l’on commencera à y travailler sérieusement, je réunirai régulièrement les présidents de groupe ou leurs représentants pour les tenir informés de l’avancée de nos travaux.
Je vous remercie.

