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Intervention de Romain Levy en réponse à la communication du Maire de Paris relative à l’innovation, à la recherche et à l’enseignement supérieur

24 septembre 2008 Lu 243 fois Imprimer

Romain Levy fait valoir qu’au moment où l’Etat se désengage de ses responsabilités en ce domaine, il était particulièrement important de rappeler que dans une société de la connaissance, la qualité de la recherche est la garantie de la qualité des emplois, de la croissance et de la cohésion sociale.

Pour défendre la place de notre capitale, comme pôle universitaire et de recherches, pour attirer les étudiants et les chercheurs du monde entier, il était essentiel que notre municipalité accroisse encore son investissement dans l’économie de la connaissance.

Il était notamment indispensable de se pencher sur l’avenir du coeur historique du Paris universitaire et scientifique, afin qu’il reste une référence en termes de rayonnement et d’excellence, pour autant qu’on lui en donne les moyens.

Beaucoup a déjà été fait depuis 2001, à l’université René Descartes, à Paris II Assas, à la Chapelle de la Sorbonne sans oublier l’affectation du couvent des Cordeliers aux universités.

Ces actions trouvent leur prolongent dans l’engagement des travaux qui permettront à nos établissements de disposer d’équipements de standing international, qu’il s’agisse de l’Ecole supérieure de physique et de chimie industrielle ou encore de la remise aux normes de sécurité de la bibliothèque de la Sorbonne.

Toutefois, l’enjeu majeur reste bien la volonté d’aider les universités et la recherche parisiennes à se structurer autour de trois grands pôles. Elu du 6e arrondissement, l’orateur insiste plus particulièrement sur la constitution de l’un de ces trois pôles, autour de la Montagne Sainte-Geneviève. Devant la dispersion des établissements, il convenait bien de créer un pôle combinant enseignement et recherche, activités culturelles, incubateurs et pépinières d’entreprises, afin de favoriser les synergies nécessaires.

L’orateur évoque la prochaine création de la pépinière de l’édition et des métiers du livre dans le 6e arrondissement qui illustre parfaitement la volonté de préserver un héritage historique comme atout pour l’avenir, gage de vitalité économique.

La Municipalité souhaite rester vigilante à ce que la dimension métropolitaine nécessaire à la politique universitaire ne se développe pas au détriment du berceau historique de l’université française.

Au moment où certains seraient tentés de séparer dans des pôles géographiquement distincts les sciences humaines, d’une part, et les sciences dites dures, d’autre part, le Quartier latin témoigne du développement harmonieux de la culture scientifique et des sciences humaines dans un même périmètre.

Il ne serait pas possible de parler de la recherche et de la connaissance sans aborder la question du devenir des locaux de l’E.H.E.S.S. et de la Maison des Sciences de l’Homme dans le 6e arrondissement. L’orateur souhaite que l’implantation de l’E.H.E.S.S., prévue dans le pôle nord-est parisien, préserve un ancrage dans le 6e arrondissement.

L’orateur suggère que les locaux du boulevard Raspail servent dans l’avenir à accueillir un lieu de connaissance, d’enseignement ou de recherche.

Il est aussi important que soit proposé, à côté de la question des équipements universitaires et scientifiques, un plan ambitieux pour le soutien et l’accueil des doctorants ou des enseignants chercheurs.