Intervention de Sandrine Charnoz relative à la Mission Locale Belliard
Monsieur le Maire,
Cher(e)s collègues,
Je voudrai en préalable souligner l’immense travail fourni quotidiennement par les cinq missions locales de la ville en faveur des jeunes parisiens. Elles sont aujourd’hui le principal réceptacle des souffrances et des difficultés d’une jeunesse que la crise actuelle accable chaque jour un peu plus.
Mais malgré toute la bonne volonté et l’engagement des personnels qui composent les missions locales parisiennes, trop de jeunes demeurent encore éloignés des structures et des dispositifs d’insertion de droit commun. Beaucoup de jeunes n’osent pas passer la porte de ces structures pour demander de l’aide. D’autres ont le sentiment qu’elles ne pourront tout simplement rien pour eux…
Face à ce constat partagé par l’ensemble des professionnels du secteur, la mission locale Belliard qui couvre les 8e, 17e et 18e arrondissements a décidé de mettre en place dès le dernier trimestre 2008 une action expérimentale visant à favoriser le repérage et la mobilisation de ces jeunes « exclus » sur son territoire.
Elle a ainsi recruté un chargé de mission dont la tâche comprend trois volets :
- coordonner le réseau d’acteurs
- organiser l’information
- concevoir des outils méthodologiques
Depuis plus d’un an, ce travail de fond a permis de développer à l’échelle territoriale de nouvelles modalités de collaboration entre les professionnels de l’insertion et la mission locale, les équipes de prévention spécialisée, les antennes jeunes ou encore les équipes de développement local.
Un accueil spécifique pour ces jeunes a ainsi été mis en place autour d’outils de liaison interprofessionnels. De même, une lettre hebdomadaire d’information recensant les offres d’emploi accessibles aux jeunes les plus en difficulté est désormais diffusée dans le réseau local.
Cette expérimentation a également pointé du doigt l’immense difficulté pour les professionnels de l’insertion de repérer les jeunes ayant rompu (ou allant rompre) avec le système scolaire. Un suivi plus précoce de ces « décrocheurs » permettrait sans aucun doute de gagner un temps précieux pour leur parcours de retour vers l’emploi
Au final, les acteurs de terrain (mission locale, PLIE,…) ont tous salué l’utilité et la qualité du travail fourni dans le cadre de ce projet expérimental. Car l’amélioration de la coordination entre les différents acteurs et dispositifs existants est bel et bien l’une des clés essentielles d’une politique d’insertion plus efficace et plus juste pour les jeunes Parisiens.
Cette délibération qui vous est demandé de voter porte sur le financement de cette expérimentation et ce travail sera reconduit en 2010.
Je vous remercie.

