Accueil » Actualité, Editos

Justice sociale dans les cantines scolaires : la droite est contre

11 mai 2010 Lu 585 fois Imprimer

Cantines scolairesLe service public de la restauration scolaire doit être défendu, aujourd’hui encore plus qu’hier. Car dans la crise qui frappe bon nombre de familles parisiennes, le déjeuner à la cantine est parfois le seul repas complet et équilibré de la journée pour certains enfants.
Or son prix pouvait jusque-là être très différent d’un arrondissement à l’autre, comme l’a démontré Romain Lévy : « Si vous habitez dans le 12ème, le 10ème ou le 11ème arrondissement et que votre quotient familial est inférieur ou égale à 234 € vous ne payez actuellement que 0.15 € par repas. Après la réforme 0,13€.
Toutefois, avec le même quotient, si vous avez la malchance que votre enfant soit scolarisé dans le 6ème, il vous en coûte 2.20 € par repas. Soit quasiment 15 fois plus ! ».
Si la liberté de gestion des caisses des écoles doit être préservée, l’égalité des parisiens devant ce service public municipal devait être rétablie. Ainsi que l’affirme Rémi Féraud, maire du 10e : « Pour nous, il est en effet anormal que les familles parisiennes, qui ont les mêmes revenus, acquittent des tarifs différents et  parfois même très différents suivant l’arrondissement dans lequel elles vivent ».
Après cette réforme, ce sont 65% des familles qui verront le coût de la cantine baisser alors que le prix maximum sera de 5 euros pour les familles les plus aisées, soit moins que le prix de revient du repas ! Et cette nouvelle tarification plus juste, qui figurait dans le contrat de mandature de Bertrand Delanoë, vise évidemment à voir augmenter le nombre d’enfants déjeunant à la cantine.
Ceci n’a pas empêché la droite UMP – Centre et Indépendants de voter contre cette réforme, expliquant que « ce sont toujours les mêmes qui paient » (sic) !
Enfin, des engagements ont été pris par l’Exécutif pour que tous les arrondissements puissent accroître l’offre de produits bio, souvent chers et donc plus facilement accessibles aux arrondissements percevant des recettes importantes comme ceux de l’Ouest parisien : ce sera le chantier des prochains mois.

Lire les interventions de Rémi Féraud, Romain Lévy et Pascal Cherki