Les élus socialistes, radicaux de gauche et apparentés soutiennent les jeunes Parisiens en difficulté
Au moment où la crise touche durement l’ensemble des français, les jeunes en sont les victimes les plus directes. Chômage, précarité, exclusion… Les jeunes rencontrent de terribles difficultés à s’insérer durablement sur le marché du travail.
Le constat est accablant. A Paris, les inscriptions des 16-25 ans au Pôle Emploi ont progressé de 30% en un an, chiffre sous-estimé étant donné que de nombreux jeunes, n’ayant souvent jamais travaillé et donc pas le droit à une allocation, ne s’y inscrivent même pas. Pire encore, près de 23% des Parisiens de moins de 20 ans vivent sous le seuil de pauvreté. Et ce n’est pas l’extension du RSA aux 18-25 ans annoncée par Nicolas Sarkozy qui résoudra le problème, puisqu’au regard des conditions fixées – à savoir, avoir travaillé au moins deux ans les trois dernières années – le dispositif ne touchera au final que très peu de jeunes.
Car l’enjeu est bien de s’attaquer aux difficultés d’accès au marché du travail qui touchent toutes les catégories de jeunes : que ce soit les étudiants de niveau bac +5 ou ceux que l’OCDE regroupe sous le noms de « laissés pour compte », soit les 120.000 à 150.000 jeunes qui quittent chaque année le système scolaire sans diplôme, et dont le taux de chômage est près de quatre fois plus important que celui des diplômés du supérieur.
Si la politique de l’emploi reste du ressort de l’Etat, face à cette situation, les collectivités locales sont contraintes de trouver des marges de manœuvre pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes.
C’est le combat que mène la municipalité parisienne depuis 2001. Parce que le passage de l’univers scolaire au milieu professionnel est un moment charnière, la Ville de Paris a développé nombre de dispositifs d’accompagnement des jeunes dans cette période difficile de leur vie. Les forums « Paris pour l’Emploi », dont la dernière édition a réuni plus de 50.000 personnes ou les aides accordées aux moins de 25 ans désireux de créer leur propre entreprise, sont autant d’exemples de dispositifs capables de venir en aide aux différents publics. Les jeunes les plus en difficulté sont également au cœur d’une politique active de formation et d’aide de retour à l’emploi, grâce au rôle fondamental joué par les missions locales parisiennes.
Par ailleurs, afin de favoriser l’autonomie des jeunes, nécessaire pour mener à bien des études ou débuter une carrière professionnelle, la Ville de Paris a mis en place des dispositifs d’aides aux étudiants ou aux jeunes travailleurs en développant par exemple les places en Foyers de jeunes travailleurs ou en créant récemment l’allocation « Paris Logement ».
Enfin, désireuse de lutter contre les discriminations qui touchent particulièrement les jeunes issus de l’immigration, la municipalité parisienne s’est engagée dans un certain nombre d’actions concrètes en faveur de l’égalité des chances. A ce titre, le « Forum de la diversité et du premier emploi » qui se tient depuis quatre ans montrent des résultats extrêmement encourageants.
Aussi, les dispositifs parisiens sont multiples mais souvent méconnus des principaux intéressés.
Parce qu’il est essentiel aujourd’hui d’optimiser notre action en faveur de l’emploi et de l’insertion des jeunes, les élus du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés ont proposé au Maire de Paris une mission d’information et d’évaluation ayant pour objet l’accès des jeunes Parisiens à un emploi pérenne. Il s’agira de mesurer tant l’information dont disposent les intéressés sur le marché du travail que l’efficacité des dispositifs en faveur de l’insertion, mais aussi la façon dont les entreprises s’impliquent pour s’ouvrir aux jeunes en recherche de leur premier emploi. La création de cette mission fera ainsi l’objet d’une délibération lors du prochain Conseil de Paris.
Jean-Pierre Caffet
Président du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés

