Mise à profit des ventes des immeubles de l’Etat au service du logement à Paris : Laurence Girard salue le vote d’un vœu par la majorité au Conseil de Paris
Laurence Girard, conseillère d’arrondissement socialiste du 7ème, tient à saluer le vote, par la majorité au Conseil de Paris, d’un vœu visant à demander au Gouvernement d’abandonner une logique unilatérale qui le conduit à faire de la valorisation financière la seule préoccupation de sa politique immobilière.
Les élus de la majorité ont en effet adopté, ce lundi 24 novembre, un vœu interpellant l’Etat sur la nécessité d’engager des partenariats avec la Ville de Paris pour lui permettre d’acquérir ces immeubles, pour un prix raisonnable, en vue d’accroître l’offre de logements pour les Parisiens.
Ce vœu proposé par le groupe socialiste, radical et apparenté au Conseil de Paris fait suite à une lettre adressée par Bertrand Delanoë à François Fillon en date du 5 septembre.
Il faisait également suite à un vœu proposé par Laurence Girard à l’occasion du Conseil d’arrondissement du 7ème, le 17 novembre dernier. Alors que le 7ème est particulièrement concerné par ce phénomène – un tiers des implantations de l’Etat ont fait ou sont en voie de faire l’objet de relocalisations à l’extérieur – Rachida Dati et sa majorité dans le 7ème ont rejeté catégoriquement ce vœu au motif qu’il n’offrait aucune garantie que la mairie centrale n’y aménagerait pas un nombre important de logement sociaux.
Les partenariats Ville-Etat proposés concerneraient notamment des immeubles de l’Etat en cours de vente dans le 7ème, arrondissement particulièrement déficitaire en logements sociaux, à l’heure où l’Etat souhaite engager la vente de nombreux biens immobiliers et où de nombreux Parisiens sont confronté à des difficultés de logement.
Désormais, à la suite de ce vote du Conseil de Paris, il revient au Gouvernement de prendre ses responsabilités et de saisir cette opportunité.
Cependant, alors que les propositions contenues dans le vœu adopté étaient raisonnables en ce qu’elles permettaient de concilier les grandes lignes de la nouvelle politique immobilière de l’Etat et l’intérêt des Parisiens, la position de l’UMP traduit une vision dogmatique de ce dossier.
Elle met en évidence la contradiction d’un Gouvernement qui, d’un côté, affirme vouloir résoudre la crise du logement et, de l’autre, refuse de sortir d’une logique de vente au prix fort.

