Priorité à la solidarité et à l’investissement : deux enjeux capitaux
L’année 2008 s’achève dans un contexte international particulier fait d’incertitudes, voire d’inquiétudes, et l’établissement du budget de la collectivité parisienne est un exercice complexe.
Comme on pouvait le craindre, la crise économique et financière actuelle est lourde de conséquences pour nos concitoyens : hausse du chômage, ralentissement de l’activité, crise du pouvoir d’achat … Le risque sur le plan social et humain est grand.
C’est pourquoi nous devons poursuivre la politique solidaire que nous menons depuis 2001 afin de lutter contre le chômage et l’injustice sociale et améliorer ainsi les conditions de vie des Parisiennes et Parisiens.
Dynamique et solidaire, le budget 2009 est résolument tourné vers l’avenir et les élus du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés s’en réjouissent. Dans un contexte économique dégradé et sur fond de désengagement toujours plus important de l’Etat, le budget présenté par l’exécutif municipal intensifie les efforts d’investissement, de solidarité et de redistribution. 1/3 des dépenses de fonctionnement sont consacrés à des actions de solidarité.
Un budget solidaire. Avec 400 millions d’euros consacrés au logement – soit 1/4 du budget global – ce sont 6 600 nouveaux logements sociaux qui seront financés en 2009. A ce rythme, la Ville de Paris atteindra avec six ans d’avance les 20% de logements sociaux prévus par la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain). La bataille du logement, qui figure comme la première priorité de notre action, se traduit également par la création d’une nouvelle aide, « Paris Logement » proposée aux Parisiens les plus fragiles qui consacrent plus de 30% de leurs revenus au paiement de leur loyer.
Un budget dynamique . Afin de dynamiser l’économie et soutenir l’emploi, nous faisons le pari de l’investissement. Porté à 8,3 milliards d’euros d’ici 2014, soit 18% d’augmentation par rapport à la précédente mandature, l’effort d’investissement parisien atteint un niveau record.
Ces sommes considérables investies dans l’économie parisienne pour construire du logement, de nouveaux équipements publics, pour financer la recherche et développer des projets innovants, ou encore pour développer et améliorer nos services publics, sont destinées à soutenir l’activité économique et donc l’emploi et le pouvoir d’achat des Parisiens.
Les élus socialistes, radicaux de gauche et apparentés sont donc fiers de voter ce budget, qui se soucie de l’avenir de la Capitale et de la qualité de vie de ses habitants.
Cependant nous devons rester vigilants. Car si la situation est aujourd’hui difficile, c’est bien du fait de la politique menée par les gouvernements de droite qui se sont succédés depuis 2002. Le constat est accablant : les caisses de l’Etat sont vides, la dette se creuse et les inégalités s’accroissent. Ce constat est d’autant plus dur que l’Etat ne cesse de décharger ses responsabilités sur les collectivités locales, asphyxiant lentement leurs finances. Pour rappel, l’Etat doit à la Ville de Paris 220 millions d’euros, au titre du RMI et d’autres dépenses non assumées. Et pour 2009, la baisse des dotations pour Paris sera de l’ordre de 60 millions d’euros.
Les effets d’annonce continus du chef de l’Etat n’apaisent en rien notre inquiétude. Car le plan de relance de l’économie annoncé ce mois-ci est loin d’être à la hauteur de la gravité de la crise qui nous touche. Les 1,8 milliards prévus pour le logement restent bien insuffisants par rapport à l’ampleur de la crise touchant le secteur et les mesures en faveur du pouvoir d’achat des plus démunis sont les oubliées du programme.
Restons donc prudents mais saluons aussi ce premier budget de la mandature, qui illustre notre volonté d’agir face aux difficultés de nos concitoyens et notre envie de faire de notre ville un lieu de partage où chacun trouve sa place.
Jean-Pierre Caffet
Président du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés

