Accueil » 4. Séance des 19 et 20 juin 2012, Au Conseil de Paris, Interventions, Interventions 2012, Questions d'actualité posées en 2012

Réponse de François Dagnaud à la Question d’actualité du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés relative aux impacts pour la santé des émissions des moteurs diesel dans l’agglomération parisienne : enjeux et perspectives

23 juin 2012 Imprimer

Chers collègues,

Il est de la responsabilité de l’ensemble des pouvoirs publics et donc de la Ville de Paris de se mobiliser pour identifier et réduire les risques environnementaux qui pèsent sur la santé de nos concitoyens. Notre politique depuis 2001 en faveur de la réduction de la circulation automobile a déjà donné des résultats mais nous savons qu’il faut aller encore plus loin.

En effet, la semaine dernière, le Centre International de recherche sur le Cancer (un organisme dépendant de l’OMS) a classé les particules engendrées par la combustion des moteurs diesel comme « cancérogènes certains pour les humains », confirmant ainsi de nombreuses recherches scientifiques en la matière.

Plus largement, on sait que des dépassements des normes réglementaires de pollution sont constatés pour 5 polluants en Ile-de-France, et notamment celles relatives aux particules de diamètre inférieur à 10 microgramme (les PM10) et au NO2, pour lesquelles l’Union européenne a engagé une procédure à l’encontre de l’Etat français pour non respect des valeurs limites.

Les premières conclusions des études menées dans le cadre de l’appel à projets ZAPA (zones d’amélioration prioritaire de l’air) montrent que la mise en œuvre de mesures localisées contribuera certainement à améliorer la situation mais ne garantira pas la réduction des émissions de particules issues de la combustion de moteurs diesel en deçà des seuils définis par l’Union Européenne.

La Ville de Paris va donc évidemment continuer à explorer toutes les solutions qui permettront de concourir à l’amélioration de la qualité de l’air :

  • réduction de vitesse,
  • restriction d’accès aux véhicules les plus polluants,
  • développement des modes de circulation douce
  • développement des transports collectifs et incitations à leur utilisation, etc…) ;

Mais, à terme, seule une réorientation de la production automobile et de la fiscalité avantageuse dont bénéficie aujourd’hui le diesel sont de nature à avoir un impact sur le parc de véhicules diesel en circulation et, de permettre une diminution drastique des quantités de particules nocives émises dans l’air que nous respirons ;

La Ville de Paris compte donc participer activement aux réflexions que vont engager les ministères compétents pour que les véhicules en France soient enfin adaptés aux milieux urbains, avec un impératif : que cette transition soit économiquement et socialement acceptable.

Je vous remercie.