Accueil » 1. Séance des 2 et 3 février 2009

Vœu de Sylvie Wieviorka, Sandrine Charnoz, Philippe Ducloux et les élus du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés, relatif au devenir des Centres d’Adaptation Psycho-Pédagogique (CAPP)

3 février 2009 Lu 254 fois Imprimer

Considérant qu’il n’est pas acceptable que la politique de réduction drastique des effectifs menée au niveau national, qui se traduit en 2009 par la suppression de 13 000 postes à l’Education nationale, conduise au démantèlement des Réseaux d’aides spécialisées aux enfants en difficulté (RASED) et à la mise en danger des structures de soutien spécialisées pour les enfants les plus vulnérables ;

Considérant la volonté du Rectorat de Paris de retirer l’ensemble du personnel de l’Education nationale mis à disposition au sein des 11 Centres d’Adaptation Psychopédagogique (CAPP) dès la rentrée 2009 ;

Considérant que, depuis la convention du 22 novembre 2001, les CAPP sont placés sous l’autorité conjointe du Département de Paris et du Rectorat avec une répartition des moyens en personnels représentant deux tiers des effectifs pour la Ville de Paris et un tiers pour l’Education nationale (5 directeurs administratifs, 6 postes de psychologues scolaires et 26 enseignants) soit au total 37 personnes ;

Considérant l’importance de ces structures de prévention, d’aide et de soutien qui assurent un accueil gratuit et le suivi de plus de 3.000 enfants scolarisés parmi les plus en difficulté ;

Considérant que la volonté du Rectorat de supprimer ces postes remet en cause le principe même de soutien par des équipes pluridisciplinaires, composées de médecins, pédopsychiatres, psychologues, rééducateurs, psychomotriciens, orthophonistes, assistantes sociales et d’enseignants spécialisés ;

Considérant que, dans un contexte globale de prise en compte insuffisante des questions de santé mentale et notamment de pédopsychiatrie, le désengagement brutal de l’Etat du fonctionnement de ces structures fait peser de lourdes menaces sur l’existence des 11 CAPP essentiellement répartis dans les 11ème, 18ème, 19ème et 20ème arrondissement ;

Considérant que ces structures ont grandement fait la preuve de leur utilité et de leur efficacité au service de petits Parisiens, principalement issus de milieux très défavorisés ;

Considérant les inquiétudes exprimées par les enseignants, la communauté éducative et les professionnels de santé ;

Sur proposition de Sylvie Wieviorka, Sandrine Charnoz, Philippe Ducloux et des élus des groupes socialiste, radical de gauche et apparentés, le Conseil de Paris émet le vœu que le Maire de Paris interpelle le Recteur de Paris afin d’envisager avec lui les moyens de pérenniser l’action des CAPP.